Croquemitaine

Dans le quartier Nord de Bois-Colombes, on croule sous les affichages de Permis de Construire et Démolir: Permis de Construire pour le square Pompidou, Permis de Construire pour le 1 rue Gramme, Permis de Démolir  de l’immeuble du 38 Lépine,  Permis de Construire  pour le square Le Mignon,  Permis de Démolir …

Une multiplication des actes en très peu de temps qui confine au rouleau compresseur, cela alors que l’enquête d’intérêt public est  en cours et ce jusqu’au 17 février. Le message que la mairie veut nous envoyer est très clair: cette enquête n’est qu’une formalité ! Et pourtant la loi dit le contraire ! Alors que faut il croire ?  Le commissaire enquêteur ne serait t-il qu’une marionnette, là que pour donner l’illusion de la concertation et du débat démocratique ?

Tout cela s’inscrit d’ailleurs dans le prolongement du matraquage marketing démarré conjointement par Bouygues et la mairie dès le mois d’août :

  • Plus  de 30 panneaux publicitaires, tout cela sur quelques dizaines de mètres ;
  • Le site internet de Bois Colombes renvoyant sur le site commercial de Bouygues dès qu’on clique  « pour plus d’information » ! *
  • la commercialisation par Bouygues des programmes, sur des terrains pas encore payés et sans permis de construire, avec ouvertures de bureaux de vente un  peu partout dans la ville.

 Le message  de Bouygues est clair, la mairie nous a donné les clefs du territoire. Le fait est qu’il y a là une part de vérité quand on lit dans le traité de concession

 Et dans le même temps,  la mairie dégrade le quartier, rase des pavillons en parfait état sur des parcelles sur lesquelles la construction ne commencera que dans 3 ou 4 ans !

Selon la mairie, il faut les démolir « pour éviter l’installation de squatts». Est-ce que c’est la première chose à faire quand ils invoquent le besoin de logements pour justifier l’opération.  Ailleurs, la mairie loue temporairement les logements qu’elle a acquis et ce jusqu’au début des travaux.

Non, la véritable raison est bien plus cynique. Il faut rendre le quartier insupportable, sinistre, y compris même en supprimant les quelques guirlandes lumineuses qui décoraient au moment de Noël la place Larribot ou le square Pompidou ! La mairie a fièrement  annoncé avoir installé 4 kilomètres de guirlandes dans Bois-Colombes,  et n’a même pas trouvé quelques mètres pour la Zac Nord.

 Surtout pas ! Tous les moyens sont employés par la mairie pour dévaloriser le quartier. Ainsi, pour les riverains, ceux qui n’auront pas été chassés, Bouygues et la mairie apparaitront comme les « sauveurs » de ce quartier qu’ils se seront préalablement employés à dégrader.  Les habitants n’auront alors d’autre choix que d’accepter ce qu’ils auraient refusé à l’origine.

Non, il ne s’agit pas d’un fantasme, bien au contraire.  Cette stratégie de dégradation d’un quartier est connue depuis des années et décrite dans ses moindres détails : on peut même trouver le mode d’emploi (http://s331669971.siteweb-initial.fr/urbanisme-%C3%A0-visage-humain/  )

Et la méthode est bien au point: en même temps qu’elle  dégrade, la mairie fait PEUR.

Vous vous rappelez quand nous étions enfants, nos parents nous menaçaient du Croquemitaine pour nous obliger à manger des choux de Bruxelles.

Ici avec la mairie, c’est « ON » qui tient le rôle du Croquemitaine. Si vous n’êtes pas dociles « ON » peut encore densifier plus, « ON » peut vous mettre aussi à la place des tours.

Alors restez chez vous, n’intervenez pas pendant l’enquête publique ou seulement pour applaudir le projet car sinon, le pire est à craindre  … ! Car « ON » est en embuscade !

 STOP ! Nous refusons de nous laisser ainsi infantiliser. Nous ne nous laissons pas manipulé par la peur , nous sommes des adultes ayant les même capacité d’analyse et de réflexion qu’un élu. Notre refus du projet de la ZAC est étayé par des avis d’experts.

Examinons posément la situation : Quelles sont les raisons de la mairie pour imposer une Zac dans le quartier Nord ?

Le manque de logements en France :

Et on commence par doubler le déficit de logements, à l’échelle Bois-Colombes, en en détruisant 240 avant d’ avoir construit le premier ?

Et on construit des appartements de luxe alors que les ménages qui ne trouvent pas de logements  appartiennent aux classes moyennes ou modestes,

Et on affirme que Bois-Colombes devrait augmenter son parc de logements de plus de 20 %,   alors que les besoins, en France, représentent  3% des logements existants, selon les estimations les plus fortes.

 Tout cela est il cohérent ?

Tout aussi peu cohérent que de priver  10 000 habitants de 35% d’espaces verts publiques pour que 60 privilégiés aient vue sur le square ! Car telle est la conception d’un éco quartier pour Bouygues  et la mairie.

 Agiter la menace de tours supplémentaires, comme seul argument pour défendre le projet est faire injure à l’intelligence des habitants.

Nous ne nous laissons pas abuser par des explications sommaires. Il n’existe pas de vérité établie et tout doit être démontré, prouvé et justifié.

Exprimons un avis clair dans les registres  de l’enquête publique.  Exigeons des  réponses  autres que  « tout le monde le sait », » c’est comme cela », « cela pourrait être pire ».  Refusons  cette infantilisation et  exigeons  que notre futur quartier soit réalisé AVEC nous et non pas par des gens qui s’autorise à penser à notre place.

* Sur le site de la mairie, donc du service public (http://www.bois-colombes.com/pratique/urbaplu.php), quand on clique sur le bandeauOn tombe directement sur un site marketing Bouygues, une entreprise privée !!

Carte postale n° 3

Le square Pompidou est menacé:  humour et réalité quand un aménageur peut s’approprier un espace vert collectif!

Dossier d’enquête préalable à la Déclaration d’Utilité Publique

 Nous mettons en ligne le Dossier d’enquête préalable à la Déclaration d’Utilité Publique: lisez là avec attention, nous en parlerons ensemble !

Le commissaire enquêteur Bernard Bertucco Van Damme sera notre interlocuteur durant l’enquête publique concernant la ZAC Nord. Chacun de nous peut aller écrire son avis dans le registre disponible dans la mairie durant toute la durée de l’enquête publique (mi janvier à mi février), ou prendre un rendez-vous avec Mr Van Damme.

dossier à télécharger en cliquant sur le lien: DDUP

Défendons l’idée d’un quartier Nord fait AVEC nous. Notre avis compte !!

« Eco-quartier » à Bois-Colombes: où est l’éthique ?

 Le quartier Nord de Bois Colombes est mis à mort !  A force de mépris de la part d’une municipalité envers ses administrés ainsi que leur environnement : pourquoi ? Parce qu’il dispose d’attraits naturels, un parc qui le rend agréable, un tram qui va s’installer et parce que la classe sociale intermédiaire s’est accrue et ne trouve plus de place suffisante dans les secteurs qu’elle occupait antérieurement.

L’authenticité de notre quartier est touchée par une forme de mépris.

Histoire de business entre la ville de Bois Colombes qui a délégué ses pleins pouvoirs au promoteur aménageur  Bouygues. 

Pour arriver à leurs fins,  ils ont recours à  l’exclusion. Exclusion d’une partie de la population: des classes moyennes  et des classes défavorisées

 Les habitants qui sont là depuis toujours dans le quartier sont chassés ! Harcelés  par  Bouygues et la mairie, Ils finiront hélas par partir, épuisés, avec le sentiment qu’on leur a pris leur quartier. Personnes âgées, jeunes couples avec enfants, ménages à revenus modestes, voire plutôt aisés devront partir. Propriétaires ou locataires,   ils ne pourront pas assumer le  coût des nouveaux logements qu’on veut  imposer dans la ZAC Nord  (Achats, loyers, et commerces trop chers)

 Ceux qui restent se rendent compte très vite que le projet déclenche un bouleversement des liens entre les voisins. On se renferme sur soi, il n’y a plus de copinage, des cloisonnements se créent,  avec leurs cortèges de jalousies et d’intérêts divergents.

Des mensonges circulent grâce à  des réunions organisées par la ville pour  mieux diviser les gens et pour installer le pouvoir de Bouygues sur tout un quartier qui se disloque.

Présentée comme une valorisation potentielle du quartier Nord laissé à l’abandon, c’est surtout une volonté de remplacer la population existante par des ménages  privilégiés afin de d’éliminer la diversité qui  semble déplaire à certains dans notre ville.

Par cette guerre psychologique menée conjointement par la municipalité et Bouygues qui se relaient, la convivialité caractéristique du quartier Nord va être détruite.

Prenons conscience que derrière le beau label marketing « Eco-Quartier »,   c’est un raz de marée destructeur qui s’abat sur le Nord de Bois Colombes : on est très loin de l’éthique.

Si on agit maintenant tous ensemble, on peut encore sauver l’âme du  quartier Nord et ses habitants.

« L’extension » de la ZAC des Bruyères à Bois –Colombes est en cours. Bientôt le tour de la ZAC Nord ?

Dans le quartier des Bruyères, un secteur ne faisant pas partie de la ZAC des Bruyères de Bois-Colombes a été attribué à l’aménageur de cette ZAC, par une série de préemptions qui a fait comprendre aux potentiels vendeurs qu’ils n’avaient d’autres alternatives que de vendre à l’acquéreur choisi par la mairie.

Ce qui se passe actuellement dans le quartier sud de Bois-Colombes peut se passer également au nord de Bois-Colombes.

 » Extension » de la ZAC des Bruyères », mode d’emploi: Préemptions et reventes immédiates dans la foulée !

Il existe un triangle appelé Guynemer-Europe. Mesurant 6524 m2, il ne fait pas partie du périmètre des Bruyères mais en est mitoyen.

L’aménagement de la ZAC des Bruyères a été confié à Sefri-Cime en 2001.

En 2004, le 10 février, un périmètre d’étude dit « Europe » est créé, à la périphérie de la ZAC, mais hors ZAC. Le triangle Guynemer-Europe, qui  d’ailleurs n’en est pas contigu,  ne fait pas alors  partie de ce périmètre d’étude.

quelques unes des maisons du triangle Guynemer-Europe

A partir de 2006, dans le triangle Guynemer-Europe (hors ZAC),  plusieurs acquisitions ont lieu, en utilisant des méthodes qui paraissent étonnantes, voire préoccupantes :

– préemptions successives ;

– proposition de prix de la mairie très inférieure à celui de la vente qui allait être signée chez le notaire quand la préemption lui a été annoncée ;

– reventes immédiates à l’aménageur de la ZAC pour lequel on modifie le PLU  (Plan Local d’urbanisme).

Ainsi :

 1) La propriété située 7-9 Rue du capitaine Guynemer est préemptée par la mairie, puis est revendue  très vite à Sefri-Cime le 3 juillet 2006.

Au même moment, (6 juin 2006) le périmètre d’étude Europe est étendu pour inclure le triangle Europe-Guynemer. NB La vente du 7 Guynemer a probablement déclenché l’extension du périmètre d’étude (*).

Il est à noter aussi que ce périmètre est figé par une « constructibilité limitée » : les habitants ne peuvent plus entreprendre aucun extension ou modification,  le temps que la mairie décide du futur de ce périmètre.

(*) Il s’écoule moins d’un mois entre  cette modification du zonage et la vente à Sefri-Cime. La préemption a précédé la délibération de modification du secteur.

2) Le propriétaire du pavillon situé 32 Avenue de l’Europe  a trouvé un acheteur mais la mairie préempte et  propose un prix nettement inférieur. Le vendeur est obligé de faire fixer le montant par le juge aux expropriations. La mairie revend  dans la foulée à Sefri-Cime, le 2 octobre 2007.

3) Une propriété située au 21 rue Guynemer est à son tour préemptée en 2007: la préemption est levée quand il vend à l’acquéreur choisi par la mairie, Sefri-Cime.

4) Les  propriétaires du secteur Guynemer-Europe ont désormais compris que s’ils veulent vendre, ce sera à Sefri-Cime. En 2008, quelques jours après la réélection de Mr Révillon, l’aménageur signe le même jour (24 avril 2008)  l’achat simultané de 5 propriétés : les 19 -21 – 23 rue du capitaine Guynemer et les 24-28 avenue de l’Europe.

5)  Les ventes continuent en 2009 avec l’achat par Sefri-Cime de la propriété située au 30 avenue de l’Europe, le 9  janvier  2009. D’autres ventes suivront en 2010 et 2011.

6) «  Cadeau » supplémentaire : la  modification en 2009 du PLU 2007,  permet désormais la construction d’immeubles de 6 à 7 étages sur ce triangle Guynemer-Europe :

 Aujourd’hui

Demain

Extraits du PL modifié, voir le site de la mairie.

 7) dans une réponse au Grand Paris présentée au conseil municipal en octobre 2011, la mairie précise son projet de densification : « le secteur des Bruyères, directement concerné par une gare Grand Paris, ne dispose plus qu’aujourd’hui que d’une capacité de développement limitée et identifiée aux seuls secteurs « sud » de la ZAC des Bruyères et du périmètre dit « Guynemer-Europe ». (**)

 (**) Projet de délibération du Grand Paris Express. Avis du conseil municipal sur la territorialisation des objectifs « logement ». Octobre 2011.

La chronologie des évènements autour de la ZAC des Bruyères démontre qu’un aménageur implanté à Bois-Colombes bénéficie décidément d’une bienveillance extraordinaire de la part de la municipalité.

Qu’en est il sur le quartier Nord ?

Et s’ils appliquaient ce système bien rodé de « l’extension » à la ZAC Nord ?

La mairie reproche « vous cherchez à faire peur aux gens ».

Notre objectif n’est pas de faire peur mais de vous alerter, Oui, cela peut faire peur mais nous n’avons aucune raison de dissimuler des faits que vous pouvez d’ailleurs vérifier par vous-même.

Regardons la réalité en face : Ce qui se passe dans la partie Sud de Bois-Colombes peut se passer dans la partie Nord de Bois-Colombes:

1) d’abord parce que la mairie déclare au conseil municipal du 13 décembre 2001 qu’un promoteur est libre d’acheter des parcelles (voir notre article ZAC ou hors ZAC : c’est l’aménageur qui choisit) ;

2) Ensuite parce que le PLU 2007 permet déjà la construction d’immeubles hors ZAC. A proximité de la ZAC Nord, le long de la rue de l’agent Sarre : Une bande a été créée en « vue du renouvellement que pourra occasionner le prolongement de la ligne T1 du tramway »; elle autorise des constructions de 15 m ;

3) enfin parce que les zones contiguës à la ZAC Nord peuvent toujours bénéficier d’un changement de zones, comme cela s’est passé pour le secteur contigu à la ZAC des Bruyères.

Pour l’instant, les zones contiguës à la ZAC Nord sont des zones dites Uc et Ud. La zone Uc autorise des constructions jusqu’à 18 m et la zone Ud est une zone pavillonnaire : ce qu’était le secteur Guynemer-Europe jusqu’en 2007.

Notons que le secteur Guynemer-Europe n’est pas un cas isolé puisque une même démarche   (préemption, revente à l’aménageur, modification du PLU), a eu lieu entre 2004 et 2010, entre l’avenue de l’Europe et la rue de Bois-Colombes: c’est ce qui a permis à Sefri-Cime de construire l’immeuble de 8 étages (130 logements) du programme « Cœur des Bruyères».

La mairie joue sur les mots : il n’y a pas d’extension du périmètre de la ZAC ! En effet puisqu’il s’agit d’une extension des constructions d’immeubles dans des zones mitoyennes de la ZAC, décidée justement au nom d’une harmonisation des hauteurs d’immeubles avec ceux  construits préalablement dans la ZAC.

En conclusion, alors que nous souhaitons que l’évolution de nos quartiers se fasse avec transparence, sincérité et en concertation,  la création de la ZAC Nord tout comme l’histoire de ces secteurs du quartier des Bruyères montrent que la mairie a choisi une stratégie n’ayant que l’apparence d’une concertation. En réalité,  élus, «  experts »  et constructeurs privés  confisquent toutes les décisions.

IL EST  URGENT DE SE MOBILISER CONTRE LA ZAC NORD POUR OBTENIR UNE REVISION EN PROFONDEUR DU PROJET, QUI SEULE GARANTIRA L’AVENIR DE NOTRE QUARTIER ET  SES HABITANTS.

ZAC ou hors ZAC: c’est l’aménageur qui choisit

Ce 13 décembre dernier, au cours du conseil municipal, des élus ont rapporté des paroles de riverains qui s’étonnent et s’inquiètent : Bouygues serait venu bavarder avec eux, pour savoir, entre autres, s’ils seraient vendeurs de leurs biens.

Le maire répond d’abord que « la ZAC ne déborde pas. La ZAC a des limites et dans une ZAC, les limites, elles sont claires et nettes ». Discours rassurant mais tout de suite après il ajoute « Alors qu’après que des promoteurs veuillent aller acheter à droite ou à gauche dans la ville pour construire leurs immeubles, c’est leur problème ! C’est aux gens d’accepter ou de refuser. Mais c’est en aucun cas nous qui les poussons à essayer d’étendre leur projet, de cette façon-là ».

Un peu plus tard, Monsieur le Lausque confirme également qu’une ZAC ne peut s’étendre hors de son périmètre et ajoute « Maintenant si des riverains de la ZAC vendent leur terrain, vendent leur maison, vendent ce qu’ils veulent et qu’ils les vendent à des constructeurs, qu’ils s’appellent Bouygues ou quoi que ce soit, c’est leur problème et ce ne sera pas la commune qui le fera. »

Nous avons entendu un double discours: d’un côté, un interventionnisme revendiqué, la mairie a imposé cette ZAC et son périmètre;

Et de l’autre côté, un laxisme assumé : la municipalité estime normal de laisser une totale liberté d’action à Bouygues ou à un autre promoteur, en dehors du périmètre de la ZAC Nord.

Cela nous inquiète, et à juste titre car nous savons que c’est en train de se produire à la périphérie de la ZAC des Bruyères. Nous vous expliquerons très prochainement comment un secteur ne faisant pas partie de la ZAC des Bruyères a été attribué à l’aménageur de cette ZAC, par une série de préemptions qui a fait comprendre aux  potentiels vendeurs qu’ils n’avaient d’autres alternatives que de vendre à l’acquéreur choisi par la mairie.